Immobilier durable – Images d'en-tête (photo)

Immobilier durable et crédits hypothécaires durables pour les particuliers

Mesure de l’impact

Outre l’octroi de crédits hypothécaires verts qui incitent les ménages à réduire leur empreinte carbone, la Banque Triodos et Triodos Investment Management financent des nouveaux projets immobiliers et des projets de rénovation afin que ces biens atteignent des normes de durabilité élevées.

En 2016, la Banque Triodos et Triodos Investment Management ont financé directement et via la propriété durable environ 7.200 maisons et appartements (4.500 en 2015) ainsi que 310 biens commerciaux (310 également en 2015) représentant approximativement 460.000m2 de bureaux et autres espaces commerciaux.

Immobilier durable – Mesures de l’impact (graphice)

Notre vision et nos activités

Pourcentage de nos crédits et investissements alloués au secteur de l’immobilier durable, les crédits habitation inclus

Immobilier durable – 18,6% de nos crédits alloués au secteur de l’immobilier durable (graphique circulaire)

Crédits alloués, ventilés par sous-secteur

Immobilier durable – Crédits alloués, ventilés par sous-secteur (graphique circulaire)

Pourcentages calculés sur la base des données disponibles au moment de la publication du présent rapport.

Notre vision de la propriété durable et des crédits hypothécaires durables pour les particuliers

Les bâtiments consomment 40% de toute l’énergie produite dans l’UE et contribuent dans une proportion similaire aux émissions de carbone en Europe. Pour opérer la mutation vers une économie réellement durable, nous devons revoir notre manière de construire et d’entretenir les bâtiments.

Projets immobiliers durables high-tech

Nous disposons des technologies et des techniques permettant de construire de nouveaux bâtiments avec des matériaux et suivant une conception durables. Ces bâtiments consomment nettement moins d’énergie et émettent moins de carbone. Ils ont ainsi un impact majeur sur une industrie qui est généralement très peu efficace en matière de réduction de son empreinte carbone. Il s’agit là d’une opportunité unique pour la Banque Triodos de contribuer à écrire le futur.

Préserver l’ancien, rénover le nouveau

La majorité des bâtiments qui nous entourent actuellement devraient encore s’y trouver dans 50 ans et bon nombre de bâtiments historiques continueront d’être préservés pour le rôle culturel qu’ils remplissent.

Les projets de rénovation et de modernisation peuvent améliorer considérablement le caractère durable des biens existants – qu’il s’agisse de mesures d’isolation, d’éclairage et de chauffage basse énergie, de systèmes de contrôle de pointe ou encore d’applications basse énergie. L’utilisation que l’on fait d’un bien joue aussi un rôle important dans son impact global : le taux d’occupation d’un immeuble de bureaux, par exemple, ou encore le recours aux technologies de télécommunication telles que la vidéoconférence pour réduire les déplacements professionnels.

Nos activités

La Banque Triodos finance de nouveaux projets immobiliers répondant aux normes de durabilité les plus élevées. Nous finançons aussi la rénovation ou le réaménagement de biens existantss afin de les rendre plus efficaces sur le plan énergétique.

Un toit durable au-dessus de votre tête

Certaines succursales de la Banque Triodos accordent des crédits hypothécaires à des particuliers, en encourageant plus spécifiquement les normes de durabilité élevées, et soutiennent ceux qui cherchent à améliorer la durabilité de leur habitation.

Exemples concrets

2016

Futurn
 

Futurn est un développeur de projets qui se concentre sur la création de nouveaux espaces en réaménageant des sites sous-utilisés via la décontamination, la démolition, la rénovation et de nouvelles constructions. Dans le cadre de son projet Westgate, Futurn réaménage le site d’une ancienne imprimerie à l’ouest de Bruxelles. Le projet inclut le développement d’un parc industriel multifonctions sur le site existant de l’imprimerie étant donné que les activités de cette dernière seront progressivement réduites au cours des trois ou quatre prochaines années.

Quel défi a été la source d’inspiration de votre projet ?

Les terrains sont rares en Belgique. Nous devons donc faire preuve de créativité avec les terrains disponibles. Cela signifie également qu’un plus grand nombre d’entreprises se concentrent sur un espace réduit. Les anciens sites industriels ne sont pas intéressants, car les bâtiments et leur conception ne sont plus adaptés aux besoins des activités contemporaines. Dès lors, ils risquent de demeurer à l’abandon et de constituer un chancre dans le paysage local. Mais, en réalité, ces sites regorgent de potentialités.

Le contexte du marché est concurrentiel, ce qui signifie que nous devons nous assurer que nos projets de redéveloppement sont équivalents à ceux de nos concurrents en termes de prix et de qualité.

Quel était l’élément innovant dans la manière de résoudre ce problème ?

Le réaménagement d’anciens sites industriels est un défi de taille pour les développeurs de projets étant donné qu’ils peuvent être excessivement complexes en termes de problèmes technologiques, environnementaux, conceptuels, architecturaux, fiscaux et juridiques. Les projets complexes présentant certains risques incluent de nombreux aspects nécessitant une approche innovante.

Nous procédons à un examen détaillé de la qualité des bâtiments afin de savoir s’ils peuvent être récupérés - ou réutilisés sous la forme de matériaux. Certains matériaux de démolition sont recyclés dans le cadre de nos projets. Nous analysons également la valeur ajoutée en termes de restauration : comment pouvons-nous utiliser les bâtiments d’une nouvelle manière, leur offrir une deuxième jeunesse, une nouvelle affectation, leur permettant d’être adaptés à l’économie du futur.

In fine, nous essayons également de donner plus de corps à notre projet en associant les fonctions. Nous utilisons les routes et infrastructures et examinons l’esthétique et l’architecture d’un bâtiment dans le contexte de son environnement.

Quel a été l’impact de l’entreprise sur son secteur d’activités ?

Notre modèle commercial nous permet de regrouper plusieurs activités dans un espace plus confiné. Cela génère un environnement dans lequel les entreprises peuvent collaborer plus étroitement, car elles constituent une forme de collectivité commerciale au sein du projet.

Nous avons constaté que les autorités citent souvent nos projets en référence et encouragent le réaménagement quand cela est possible.

Quel a été l’impact de l’entreprise sur la collectivité ?

Futurn essaie d’intégrer la collectivité locale dans chacun de ses projets. Nous tirons parfois profit des évènements culturels et optons parfois également pour des évènements réservés aux jeunes ou aux sports. Nous suscitons ainsi une attitude positive envers le projet.

Quel a été l’impact de la Banque Triodos sur l’entreprise ou l’organisation ?

La focalisation de la Banque Triodos sur les défis de la durabilité nous incite à poursuivre dans cette direction.

Comment la Banque Triodos partage-t-elle votre vision dans le cadre de ce projet ?

La Banque Triodos apprécie l’essence même du modèle commercial de Futurn. Et plus particulièrement, le réaménagement de sites industriels existants afin de protéger et tirer profit des espaces restreints.

Arroyo Bodonal
 

Quel défi a été la source d’inspiration de ce projet ?

Tres Cantos est la commune la plus récente dans la région de Madrid et a été officiellement créée en 1991. En 2003, la coopérative Arroyo Bodonal y a été créée quand un groupe de jeunes locaux a décidé, avec l’aide de leurs parents, de construire un immeuble se composant de 80 logements sur la base de critères durables et ces critères d’efficacité énergétique, et ce, afin de pouvoir continuer à vivre dans la ville de leur enfance.

La motivation sociale de ces familles était étroitement liée à leur motivation environnementale « bien que certains nous aient reproché que l’efficacité énergétique soit synonyme de logement de luxe », nous a déclaré Antonio Martínez, le secrétaire d’Arroyo Bodonal. Toutefois, elles ont rapidement pu démontrer que « les logements durables sont accessibles ». La totalité des 80 logements inclus dans le projet a été vendue peu de temps après leur mise en vente, engendrant des économies d’énergie significatives et des résultats économiques.

Quelle innovation vous a permis de résoudre ce problème ?

Ce projet de logement inclut l’utilisation et le contrôle d’énergies alternatives, telles que l’énergie géothermique pour le chauffage et le système de conditionnement d’air et les lampes LED. Associées à un système d’isolation, toutes ces mesures permettent une économie d’énergie de plus de 531.000 kWh. La réduction des émissions de CO2 par le bâtiment s’élève à 150 tonnes par an, ce qui correspond « au retrait annuel de 137 véhicules à essence ou à la plantation de 58 hectares de forêt – ou plus de 23.000 arbres », selon Arroyo Bodonal. Le bâtiment est équipé d’ascenseurs à récupération de l’énergie cinétique et d’un système de recyclage des eaux usées et de pluie permettant d’économiser annuellement quelque 7.000m3 d’eau.

Par exemple, le garage est pourvu d’emplacements de recharge des batteries des véhicules électriques, ce qui contribue à assainir l’air. L’intégralité de l’éclairage collectif est équipée de LED, les appareils électriques dans les logements sont cotés A+++ en raison de leur efficacité énergétique élevée, les ascenseurs fonctionnent avec l’accumulation statique (ils consomment de l’énergie lors de leur montée et accumulent une part de cette énergie quand ils descendent). Le système de ventilation, qui est conçu pour chaque logement, permet le refroidissement ou le réchauffement de l’air entrant en fonction de la température extérieure.

Quel a été l’impact de la Banque Triodos sur votre entreprise ?

Le secrétaire d’Arroyo Bodonal explique : « La Banque Triodos a fait ce qu’aucune autre banque n’a accepté. Outre l’analyse de l’aspect économique de l’entreprise, à l’instar de toute autre banque, elle a examiné le projet sous un angle technique afin de vérifier qu’il poursuivait son objectif de durabilité ». M. Martinez poursuit : « Je reconnais que la Banque Triodos m’était inconnue, mais quand j’ai contacté ses collaborateurs, j’ai revu mon opinion sur les services bancaires. »

Le projet a pu être concrétisé grâce aux contributions des membres de la coopérative et au financement de la Banque Triodos à hauteur de 15 millions EUR. Elle a également proposé des hypothèques durables aux résidents. Les fondateurs de la coopérative déclarent fièrement que « Arroyo Bodonal n’a pas reçu un seul cent d’aide publique ou privée ».

Quel impact votre entreprise a-t-elle eu sur votre secteur d’activités ?

Ce projet de construction représente la plus grande installation d’énergie géothermique dans la municipalité de Madrid. Il s’agit également du plus vaste projet résidentiel de ce type en Europe en termes de nombre de logements, d’alimentation de ces derniers et de superficie du bâtiment. Le succès de ce projet a démontré à l’ensemble du secteur qu’il est possible de construire différemment, dans le respect des normes les plus élevées d’efficacité énergétique et sans surcoût excessif ; et ce, pour des habitations privées qui ne sont pas nécessairement luxueuses ou implantées à la campagne. Les résultats du contrôle de la consommation énergétique confirment la durabilité du projet et font de ce dernier une référence dans le secteur.

Les membres de la coopérative déclarent : « il s’agit d’une réalisation emblématique, non seulement au niveau régional ou national, mais également européen », car les ressources géothermiques ont, à ce jour, été uniquement utilisées pour des bâtiments de plus petites tailles en Espagne. Les ressources géothermiques, considérées comme source d’énergie, alimentent uniquement 0,03% des logements espagnols, par rapport à 30% dans des pays tels que la Suède.

En ce qui concerne l’efficacité énergétique, les logements ont bénéficié d’un label A. Ils sont conformes à la certification de durabilité internationale LEED. En effet, l’USGBC (US Green Building Council), qui délivre les certifications LEED, a décerné un label LEED Platinum au bâtiment.

Le bâtiment a remporté le prix de l’initiative immobilière à la plus grande efficacité énergétique du pays en 2016. Ce prix est décerné par ASPRIMA (Asociación de Promotores Inmobiliarios de Madrid – Association de promoteurs immobiliers de Madrid). Il a également récompensé du titre de meilleure installation géothermique dans la construction d’un bâtiment privé dans la municipalité de Madrid, un prix décerné par le Ministère régional de l’Industrie et de l’Économie.

Quel a été l’impact local de votre entreprise sur la collectivité ?

L’impact direct de la coopérative Arroyo Bodonal au niveau local est celui constaté sur les 80 familles qui occupent l’immeuble. Plus de 80% des acheteurs du projet résidentiel sont originaires de Tres Cantos, sont âgés de moins de 40 ans et avaient des difficultés à trouver un logement dans leur ville natale. La coopérative leur a donné l’occasion d’acquérir un logement proposant les normes les plus élevées en termes de durabilité.

La superficie moyenne des logements est de 100m2. Le coût énergétique moyen mensuel par logement occupé avoisine les 40 euros pour l’alimentation en eau chaude, le chauffage, le conditionnement d’air et le maintien d’une température entre 20 et 24°C toute l’année.

L’économie, vu le niveau de confort de ces logements, s’élève à 130.000 euros par an pour l’ensemble de l’immeuble, ou quelque 155 euros par mois pour un logement moyen.

Comment la Banque Triodos partage-t-elle votre vision ?

La Banque Triodos estime qu’il est nécessaire de stimuler la construction durable dans des secteurs tels que les services bancaires. Les secteurs qu’elle cible tiennent compte de l’environnement, un secteur englobant différentes initiatives publiques ou privées. La banque finance les projets immobiliers qui se distinguent par leur durabilité ou leur approche sociale. Elle offre également aux résidents l’opportunité de souscrire un emprunt hypothécaire Triodos (Hipoteca Triodos), comme c’est le cas d’Arroyo Bodonal dans le cadre duquel, vu le label énergétique A+ des logements, les acquéreurs ont bénéficié d’un taux d’intérêt inférieur pour leur emprunt hypothécaire.

2015

KlimaatGarant
 

Immobilier durable – Exemple concret (photo)

Wim van de Bogerd, CEO de KlimaatGarant

Quel défi a été la source d’inspiration de votre projet ?

Les immeubles, en ce compris les bâtiments résidentiels, sont responsables d’une partie importante des émissions totales de CO2 au niveau mondial. Et ces émissions contribuent au réchauffement climatique. Chez KlimaatGarant, notre conviction est qu’en construisant de manière efficace et durable par le biais des techniques existantes, nous sommes en mesure de fournir des maisons neutres en énergie et de limiter ainsi, dans une très large mesure, les émissions de CO2.

Avec quelle innovation vous êtes-vous attaqué à ce problème ?

KlimaatGarant développe des maisons - et par voie de conséquence des communautés - neutres en énergie. Grâce au stockage de chaleur et de froid, à l’isolation optimale et à la ventilation, nous garantissons une facture de zéro euro pour le chauffage, la ventilation et l’approvisionnement en eau ; aucun coût énergétique donc, excepté pour l’utilisation des appareils électroménagers. Nos systèmes tirent leur énergie des panneaux solaires en toiture.

Traditionnellement, les fournisseurs d’énergie cherchent à vendre le plus d’énergie possible. C’est là la grande différence avec notre modèle : nous vendons ‘zéro énergie’. Nous garantissons le fait que les maisons sont neutres en énergie. Nous commençons par réduire autant que possible la consommation d’énergie et, ensuite, nous rencontrons les besoins énergétiques restants de la façon la plus durable possible. Nous utilisons pour cela des concepts et des techniques qui ont fait leurs preuves dans des milliers d’habitations. Nous possédons les installations, que nous louons au propriétaire du bien.

Quel a été l’impact de la Banque Triodos sur votre entreprise ?

Grâce au financement de la Banque Triodos, nous avons été en mesure de démarrer ce projet de neutralité énergétique. Celui-ci nous permet de proposer des habitations économes en énergie à ceux qui se lancent sur le marché résidentiel.

Sur un plan plus personnel, nous sommes fiers que notre travail ait été reconnu au travers de l’attribution du Heart-Head Award de la Banque Triodos. Nous utiliserons l’argent du prix pour développer une application permettant de mesurer la consommation énergétique. En effet, nous croyons fermement que celui qui a une vision plus claire sur sa consommation énergétique est encouragé à réduire celle-ci davantage.

Quel impact votre entreprise a-t-elle eu sur votre secteur d’activité ?

Nous suscitons une prise de conscience en montrant qu’il est possible de construire des maisons neutres en énergie. Un nombre croissant de municipalités et de développeurs de projets croit en notre concept. Nous estimons qu’endéans les trois ans, toutes les nouvelles constructions seront neutres sur le plan énergétique.

Quel a été l’impact local de votre entreprise sur la collectivité ?

Notre tout premier impact porte sur l’environnement, et plus précisément sur la manière de contribuer à limiter les émissions de CO2. Plus globalement, notre impact consiste à faire prendre conscience aux gens qu’il est possible de construire des maisons neutres en énergie.

Comment la Banque Triodos partage-t-elle votre vision ?

La Banque Triodos et KlimaatGarant travaillent l’une et l’autre à la création d’une société plus durable. Toutes les deux, nous nous efforçons de contrer les effets désastreux du recours aux énergies fossiles – le changement climatique, entre autres – en encourageant l’utilisation des énergies renouvelables et en favorisant un usage efficace de l’énergie.

Vuurtoreneiland
 

Immobilier durable – Exemple concret (photo)

Raphaël Nouwen, senior relationship manager PME de la Banque Triodos

Quel défi a été la source d’inspiration du projet Vuurtoreneiland ?

Vuurtoreneiland (l’île au phare) est une île artificielle, vieille de 300 ans, sur le lac Markermeer, proche d’Amsterdam. Un premier phare en pierres fut construit sur l’île en 1700. Le phare actuel, en fer forgé, date de 1893 et est le dernier phare d’Amsterdam. L’île abrite également une maison de gardien de phare et un fort abandonné, qui fait partie de l’ancien système de défense d’Amsterdam et est repris sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Pour préserver la valeur historique naturelle de l’île, qui est absolument unique, le département des Forêts, propriétaire du site, a lancé un appel d’offres public européen en 2012 dans le but de le développer commercialement. Les revenus générés par les activités commerciales devaient permettre de financer la conservation et l’entretien du paysage et des bâtiments classés. Le département des Forêts souhaitait également rendre ce patrimoine accessible au grand public, afin que chacun puisse en profiter.

Deux jeunes entrepreneurs y ont vu un défi passionnant à relever et ont soumis un plan unique au département des Forêts. Celui-ci reposait au départ sur un projet-pilote visant à construire un bâtiment éphémère abritant un petit restaurant le temps d’un été. Les visiteurs étaient amenés par ferry sur l’île inhabitée et ils pouvaient y savourer des mets locaux bio dans un cadre enchanteur. Le succès fut retentissant si bien qu’ils poursuivent le projet, aujourd’hui entré dans sa quatrième année, avec le soutien du département des Forêts.

Avec quelle innovation se sont-ils attaqués au problème ?

Les initiateurs de ce projet ont réussi à en faire une expérience unique, mêlant préservation et contact avec la nature et les constructions particulières de l’île.

Les revenus générés par le restaurant permettent d’entretenir et de gérer l’environnement naturel, le fort et le phare. Des choix réfléchis et durables ont été faits au niveau de la production d’électricité. ‘Chauffer les personnes et non les lieux’ est un concept ancien consistant à chauffer les endroits où se trouvent les gens, plutôt que des espaces entiers. Ainsi, dans le restaurant, seul l’espace sous les tables est chauffé. Les chaises sont recouvertes de peaux de moutons et c’est du bois provenant de l’île qui alimente les foyers de la salle.

Quel a été l’impact de la Banque Triodos sur le projet ?

La Banque Triodos a contribué à la préservation de cette île extraordinaire. En outre, son financement a permis que l’île soit ouverte au public, permettant ainsi aux visiteurs de se rencontrer et d’apprécier une nature sauvage, avec des animaux en liberté et une flore unique, tout cela à proximité immédiate de la ville.

Quel impact cette entreprise a-t-elle eu dans son secteur d’activité ?

Vuurtoreneiland est une source d’inspiration pour d’autres projets de ‘rezonage’ (ndlr, nouveau découpage d’un territoire en zones). La combinaison d’aspects différents, voire divergents, sur le plan du développement durable avec un service de restauration bio à petite échelle rend ce projet unique et fait de lui un exemple attractif pour le secteur.

Quel a été l’impact local du projet sur la collectivité ?

Les habitants d’Amsterdam et des alentours visitent l’île pour s’échapper de la routine quotidienne et s’immerger dans la nature. Outre le fait que le projet offre un emploi à quelques personnes du cru, il est également important que la valeur historique naturelle et culturelle de l’île soit préservée pour le futur malgré une exploitation commerciale.

Comment la Banque Triodos partage-t-elle la vision de ces entrepreneurs ?

La Banque Triodos finance des projets durables qui mettent au centre les personnes, l’environnement et la société. Cette approche multidisciplinaire est partagée par les personnes qui ont développé l’île au phare. Après trois saisons réussies, l’exemple de Vuurtoreneiland a montré que des entrepreneurs peuvent mener des activités commerciales de façon durable dans un environnement fragile.

Méthodologie

Nos calculs de mesure de l’impact prennent en compte exclusivement les maisons, appartements et immeubles ayant un lien direct avec nos activités de financement et d’investissement. Les biens commerciaux ou professionnels incluent les immeubles de bureaux, les hôtels, les entrepôts, les chambres d’étudiants détenues par un promoteur, etc.

Nous comptabilisons 100% de l’impact lorsque nous cofinançons un projet et excluons les immeubles présentant une vacance structurelle (sur le long terme). Lorsqu’il est impossible de rapporter 100% des données requises, nous recourons à des estimations conservatrices.