Soins de santé – Images d'en-tête (photo)

Soins de santé

Mesures de l’impact

Lors de l’évaluation des soins de santé, les indicateurs de ‘qualité’ sont nécessairement plus qualitatifs. Tandis que les organisations que nous finançons se conforment aux lignes directrices sur les meilleures pratiques, nous nous intéressons tout particulièrement à celles pour lesquelles la qualité des soins fait partie intégrante de la culture organisationnelle.

Grâce aux crédits accordés en Europe, quelque 25.000 personnes (20.000 en 2014) ont utilisé des commodités proposées dans 341 maisons de retraite financées par la Banque Triodos et Triodos Investment Management en 2015. Cela représente l’équivalent de 15 jours de prise en charge financés pour chaque client de la Banque Triodos.

Soins de santé – Mesures de l’impact (graphice)

Notre vision et nos activités

Crédits alloués aux soins de santé

Pourcentage de nos crédits et investissements alloués aux secteurs des soins de santé

Soins de santé – 9,2% de nos crédits alloués aux secteurs des soins de santé et des services sociaux (graphique circulaire)

Crédits alloués, ventilés par sous-secteur

Soins de santé – Crédits alloués, ventilés par sous-secteur (graphique circulaire)

Pourcentages calculés sur la base des données disponibles au moment de la publication du présent rapport.

Notre vision des soins de santé

La Banque Triodos soutient les fournisseurs de services de soins qui démontrent une approche centrée sur l’être humain au cœur de leur organisation.

En finançant des fournisseurs de soins reposant sur des valeurs, en particulier ceux qui se concentrent sur les besoins des personnes âgées et les besoins spéciaux, nous pouvons contribuer à l’amélioration de la qualité de vie des personnes prises en charge, ainsi qu’au bien-être général d'une société en pleine transition sur la manière d’organiser la protection sociale.

Prise en charge de qualité

Nous constatons aussi qu’en se concentrant sur la qualité de la prise en charge, les organisations que nous finançons sont mieux armées pour attirer et retenir des personnes de grande qualité qui ont un impact positif sur les personnes prises en charge ainsi que sur la viabilité commerciale de l’entreprise.

Nos priorités

Étant donné la nécessité d’accroître l’offre de protection sociale de grande qualité centrée sur l’être humain, nous nous concentrons plus particulièrement sur le financement de la création ou du développement d’établissements de soins supplémentaires.

Vu la demande croissante en termes de prise en charge des personnes âgées afin de répondre aux besoins d’une société vieillissante, nous concentrons notre financement sur les structures d’accueil des personnes âgées. Nous nous concentrons aussi sur le soutien des services de prise en charge des personnes ayant des besoins spéciaux, qui répondent aux difficultés et aptitudes de chaque personne.

Nos activités

La demande de services de soins de santé et de protection sociale en Europe est en mutation. Elle reflète en cela les tendances démographiques et le glissement en termes de politique gouvernementale.

 

Ratio projeté de dépendance des personnes âgées

Ratio des personnes âgées de 65+ par rapport aux personnes âgées de 15 à 64 ans (exprimé sous forme de pourcentage)

Soins de santé – Projections du ratio de dépendance des personnes âgées (carte du monde)

Source : Eurostat

Alors que chaque pays a son propre système de financement des services de soins de santé et de protection sociale, nous avons un besoin commun d’accroissement de la disponibilité de services de prise en charge de grande qualité.

Exemple concret

St. Elisabeth, maison de repos et de soins pour personnes âgées à Nuremberg
 

Soins de santé – Exemple concret (photo)

Sabine L. Distler, directrice de St. Elisabeth

Quel défi a été la source d’inspiration de votre projet ?

Nous savions dès le départ que nous voulions faire de St. Elisabeth un endroit qui offrait les meilleures conditions de vie et d’hébergement pour les personnes âgées. Il est apparu très vite que cela impliquerait d’importants travaux de rénovation, particulièrement au vu des réglementations régionales visant à améliorer les conditions d’hébergement. Toutefois, notre concept résidentiel innovant et notre approche holistique vont bien au-delà de cet objectif.

Concrètement, nous devions non seulement répondre à des exigences légales, par exemple sur le plan de l’accessibilité physique, mais également à nos propres attentes, inspirées par les recherches les plus récentes en gérontologie (étude des aspects sociaux, psychologiques, cognitifs et biologiques du vieillissement) et en matière d’habitat. Cela constituait certainement – et constitue toujours – un défi. Mais un beau défi !

Avec quelle innovation vous êtes-vous attaquée à ce problème ?

La façon de vivre des résidents de St. Elisabeth, à Nuremberg, devait autant que possible être définie par les résidents eux-mêmes. Pour nous, il est clair que cette ambition nécessite un environnement social solide, un contact étroit avec d’autres personnes et une aide pour les tâches quotidiennes.

Dès lors, notre première question était de savoir comment créer un espace de vie qui permette aux personnes âgées de déterminer elles-mêmes leur mode de vie. Nous devions éliminer toutes les barrières, et pas seulement au sens physique comme, par exemple, supprimer les obstacles à la salle de bain en utilisant des lavabos au design ergonomique et des douches d’accès facile, équipées de mains courantes.

Nous avons également supprimé toutes les barrières visuelles. Nous avons utilisé pour ce faire un système spécial de couleurs et d’éclairage qui favorise l’orientation, particulièrement pour les personnes atteintes de démence. Ce système améliore leur sentiment de bien-être et de sécurité. Nous avons également choisi un revêtement mural qui, en plus d’être esthétique, contient une structure spéciale qui aide les personnes malvoyantes à trouver leur chemin vers l’extérieur, en se guidant au moyen de signes reconnaissables.

Nous avons, par ailleurs, insisté en permanence sur les conditions de travail de nos employés. Notre approche holistique les inclut bien évidemment. Nous voulons qu’ils se sentent bien pour être en mesure d’apporter une assistance et des soins impeccables.

Quel a été l’impact de la Banque Triodos sur votre entreprise ?

Pouvoir compter sur une banque si intéressée par le contenu de ce que nous faisons était une nouveauté pour nous. En plus de la collaboration à un niveau professionnel, le contact personnel est également important. La Banque Triodos croit en notre concept et cela nous réconforte. Et bien sûr, c’est la Banque Triodos qui nous a permis de réaliser notre projet à cette échelle et avec ce niveau de détail si important.

Ce souci du détail incluait notamment l’utilisation de matériaux de construction et de peintures respectueux de l’environnement, ainsi que des moyens financiers durables. Nous sommes attachés au développement durable – à terme, nous espérons servir d’exemple positif pour le secteur des soins et améliorer encore nos pratiques sur le long terme. Cela signifie que nous partageons les mêmes valeurs que la Banque Triodos. Nous sommes sur un pied d’égalité en tant que partenaires car nous voulons changer les choses.

Quel impact votre entreprise a-t-elle eu sur votre secteur d’activité ?

Il est important pour nous que nos projets génèrent beaucoup d’attention. Autant les médias que le public considèrent notre concept global comme un projet emblématique et nous ont témoigné un grand intérêt. Cela a un peu fait sensation et c’est une bonne chose – pour nous et pour la question d’un hébergement digne et de qualité pour les personnes âgées que nous défendons.

Nous sommes déjà devenus un modèle pour d’autres structures et c’est bien notre but : changer les choses. En alliant fonctionnalité et design, par exemple, nous traçons une voie vraiment unique dans le domaine des soins résidentiels.

Quel a été l’impact local de votre entreprise sur la collectivité ?

Notre projet a aidé à changer le regard sur les maisons de soins résidentielles, que ce soit au stade de la rénovation, du réaménagement ou de la construction. En d’autres mots, en créant volontairement des environnements qui garantissent que les résidents puissent vivre comme ils l’entendent, en autonomie, aussi longtemps que possible. Malheureusement, la réalité est souvent assez différente. Les bâtiments sont modernisés et rénovés sans que personne ne réfléchisse à l’interaction entre les composants individuels et à la manière dont ces ‘améliorations’ peuvent réellement aider les gens.

Nous voulons également créer un momentum dans le secteur social. Nous entrevoyons un grand potentiel de développement dans les prochaines années et décennies en raison de la demande croissante du secteur. Les soins de santé vont générer de nouvelles approches interdisciplinaires – en matière d’architecture, de technologie et de nouveaux médias. On peut espérer que cela mène à une plus grande reconnaissance du secteur social, qui le mérite amplement.

Comment la Banque Triodos partage-t-elle votre vision ?

La Banque Triodos souhaite voir un changement positif dans la société. Ce changement positif, c’est exactement ce que nous voulons aussi. C’est comme le principe de l’engrenage. Nous donnons vie à notre vision d’un monde meilleur en contribuant à la qualité de vie et à l’autonomie des personnes, tout en préservant leur dignité. Nous apportons notre pierre à l’édifice d’un futur positif, tout comme la Banque Triodos.

Nous pouvons atteindre notre objectif de durabilité en collaboration avec la Banque Triodos. Une durabilité qui nous permet, autant que possible, de répondre aux besoins sociaux du futur.

Ferme Nos Pilifs
 

Soins de santé – Exemple concret (photo)

Benoît Ceysens, directeur Ferme Nos Pilifs

Qu'est-ce qui a inspiré ce projet ?

Pour rester des acteurs solides dans une économie en perpétuelle mutation, les entreprises de travail adapté doivent apprendre à travailler de manière flexible avec l’économie traditionnelle. Il nous faut un modèle économique inclusif, ce qui impose de réorganiser l’énergie, les emplois et les produits de manière à ce que chacun puisse trouver un travail. Cela suppose de jeter des ponts entre l’économie sociale et l’économie traditionnelle. Nous devons réinventer notre manière de travailler.

En outre, il est important que la ferme ne soit pas uniquement considérée comme une entreprise de travail adapté. Les gens ne doivent pas y aller par charité. La Ferme Nos Pilifs est une entreprise à part entière, exigeante sur l’utilité et la qualité du travail réalisé.

Quelle idée avez-vous eue pour répondre à ce problème ?

La Ferme Nos Pilifs a fait de la diversification sa ligne de conduite. Elle a choisi de développer des petits métiers artisanaux locaux, proches des besoins des gens, avec une forte dimension relationnelle et non délocalisables. Les visiteurs y trouveront une jardinerie et une entreprise de jardin écologiques, un estaminet, une épicerie bio vendant entre autres les fruits récoltés sur place, une boulangerie et pâtisserie artisanales, un parc animalier, un service de manutention et d'envoi de mailing. La Ferme Nos Pilifs emploie aujourd'hui 170 personnes dont 140 ont un handicap modéré.

Chaque activité est conçue sur mesure en tenant compte des capacités de l’employé et chaque travail doit avoir une dimension sociale, un rendement suffisant et rentrer dans le cadre écologique.

Quel impact la Banque Triodos a-t-elle eu sur votre entreprise ?

Comme toute entreprise, la Ferme Nos Pilifs a besoin de partenaires financiers fiables. Lorsque nous avons rencontré la Banque Triodos la première fois, c’est plus qu’une relation « client/fournisseur » qui s’est établie, c’est une vraie relation de partenariat.

Lorsque nous avons un projet qui nécessite un investissement important, nous posons la question de la pertinence de tel ou tel mode de financement. Les réponses obtenues sont toujours d’abord des conseils et ensuite des propositions commerciales. C’est précieux de pouvoir faire une totale confiance à son banquier.

Quel impact le projet a-t-il eu sur le secteur dans lequel vous êtes actif ?

Le modèle d’entreprise inclusive que la Ferme Nos Pilifs a développé est unique dans le secteur. Une telle diversification et une telle ouverture sur le quartier et la ville sont uniques. Cette particularité n’empêche pas la Ferme Nos Pilifs d’être très active au sein de la fédération FEBRAP et de militer en faveur du maintien des emplois pour les travailleurs les plus faibles.

Quel impact votre projet a-t-il eu sur la collectivité ?

L’implantation de la Ferme Nos Pilifs à Neder-Over-Heembeek a eu un impact positif sur le quartier. En effet, par la nature de ses activités ouvertes sur son quartier et par son implication dans la vie sociale de Neder-Over-Heembeek, la Ferme Nos Pilifs a donné une identité positive au quartier. La rencontre entre nos travailleurs et les « voisins » permet une véritable intégration dans le quartier.

En quoi la Banque Triodos partage-t-elle la vision du projet ?

Donner un emploi aux personnes porteuses d’un handicap et les valoriser socialement cadre parfaitement avec les principes de base de l’économie sociale - un secteur dans lequel la Banque Triodos est présente depuis 20 ans déjà en tant qu’acteur financier.

Méthodologie

Nous mesurons le nombre de maisons de retraite financées et le nombre de personnes qui y vivent dans l’ensemble du réseau de succursales de la Banque Triodos.

Nous tenons compte de 100% de l’impact quand nous cofinançons un projet. S’il n’est pas possible d’enregistrer 100% des données nécessaires, nous mesurons au moins 80% des projets en portefeuille, créons une moyenne en fonction du nombre de personnes et calculons le cas échéant le résultat pour les 20% restants.

Les calculs d’impact par client utilisés dans le rapport annuel reposent sur un total de 607.000 clients à la fin 2015.